Depuis son apparition, il y a plus de 10 ans, le journalisme.com a fait du chemin, la preuve en est ce livre datant de 1995 qui a pour titre Une presse sans Gutenberg. En effet, qui aurait cru il y a encore quelques années que internet pourrait jouer un rôle aussi capital au point de remettre en question une profession entière.
Mais pouvons-nous raisonnablement lui donner une telle importance? Des causes internes au journalisme ne peuvent pas rester muettes, parmi lesquelles la perte de crédibilité des mass médias. Le public leur reproche depuis de nombreuses années leur lien trop étroit avec le pouvoir et l’argent; le fait qu’ils appartiennent pour la plupart d’entre eux à des grands groupes industriels n’est pas anodin. Les dérapages et autres mensonges comme les interviews bidonnées n’ont pas arranger les choses.
A cela s’ajoutent des causes externes parmi la plus citée la démocratisation des nouvelles technologies et la possibilité pour tous de capter, sélectionner et diffuser les informations dans le but de les partager, ce qui renforce la revendication nouvelle du droit à communiquer et du besoin de transparence des citoyens.
Les journaux traditionnels parmi les plus réticents se sont donc mis à la page tel que Le Monde pour qui le journalisme participatif met en scène, « les pseudo-médias alimentés par de pseudo-journalistes qui se soustraient aux règles élémentaires du métier » (…) et les « sites Internet prétendant, en mauvais alchimistes, changer la rumeur en information au nom d’un journalisme dit citoyen ou participatif ». En septembre dernier, il lançait Le Post, en essayant néanmoins de ne pas trop associé l’image de marque à ce nouveau média.
Parallèlement il existe aussi des journaux présents sur le web qui reviennent à la version papier, c’est le cas aux Etats-Unis avec The Capitol Leader lancé sur le web en 2006 et a décidé de sortir une édition papier en janvier 2007 et qui paraît trois fois par semaine.
Nous ne sommes donc pas au bout de nos surprises!
Pour les curieux:
